Actualité de l'école numérique

Le premier degré, le parent pauvre des TICE

Voilà quelques mois que ce blog n'a pas été alimenté.... Non que je souhaite le fermer mais les contraintes professionnelles m'ont engagé dans divers domaines et il est vrai que si j'ai tout de même suivi l'actualité des TICE, j'ai manqué de temps pour en relater certains faits ici.

EDUCATICE ou la face émergée de l'iceberg

L'actualité des TICE, ces derniers jours, c'est bien entendu, Le salon de l'année, EDUCATICE, à Paris que je suis allée visiter mercredi... Les TBI s'y partagent encore cette année la part belle avec des stands tous plus éclatants et presque... imposants les uns que les autres. Bien sûr, lorsque l'on est un peu technophile, ce genre de salon fait rêver, j'imagine que le visiteur lambda repart ébloui et plein de projets pédagogiques... et pourtant, en parallèle, il y a la réalité du terrain, des manques d'équipements, de formation, dont le premier degré pâtit le plus.

La réalité, plus que nuancée

Mais l'actualité des TICE, c'est aussi des chiffres, énoncés par EDUSCOL en août dernier :

Un ordinateur pour 10 élèves  à l'élémentaire (et encore, sans compter la maternelle qui "tombe" à un ordinateur pour 23!!) contre un ordinateur pour 5 en collège et un ordinateur pour moins de 3 en lycée. Et si l'on regarde le taux d'équipement par ordinateur de moins de 5 ans... on reste sans voix : un ordinateur de moins de 5 ans pour 66 élèves en maternelle !

L'actualité des TICE, c'est encore ce sondage, sorti la semaine dernière et réalisé par TNS-Sofres pour Savoir livre, qui nous apprend que l’usage des manuels virtuels progresse dans l’enseignement, notamment au lycée. Mais que si dans ce type d’établissement, 16% des enseignants interrogés déclarent utiliser un manuel numérique, ils ne sont plus que 8% au primaire.

La réalité, ce sont bon nombre de collèges possèdent un ordinateur par classe et des salles informatiques en état de fonctionnement grâce à des emplois dédiés pendant que les écoles doivent se contenter de salles informatiques installées et entretenues par les enseignants !

 

Les raisons d'un sous-équipement

Pourquoi le primaire est-il toujours le parent pauvre des TICE ?

La raison principale réside dans le fait que le budget d'équipement dépend des communes et non des conseils généraux ou régionaux. Le plan ENR a bien essayé de rétablir la balance mais abandonné au bout d'une année, il a concerné  6700 écoles soit un peu plus de 10 % des écoles. Et quid des écoles de plus de 2500 habitants, et autres villages-dortoirs aux écoles pourtant bien remplies qui n'ont pu bénéficier des aides mais qui n'ont pas pour autant plus de moyens?

Mais tout de même, les mairies n'ont pas toutes du mal à boucler leur budget... d'autres raisons sont sans doute à croiser avec celle-ci.

 

La seconde raison résulte d'un manque d'uniformité des volontés académiques. Dans certains départements, les animateurs informatiques ont dans leur fonction d'assurer la maintenance technique, dans d'autres, ils sont avant tout des conseillers pédagogiques dédiés aux TICE. Si la formation des enseignants dans le domaine des TICE est un enjeu majeur de la numérisation de l'école, la nécessité d'équipement me semble primordiale !

La troisième raison, dont je ne sais si c'est une raison ou une conséquence est que dans les salons et autres événements, le premier degré est sous-représenté dans les conférences. On parle ENT ? on pense gestion d'élèves, des notes, administration mais peu projet pédagogique, ce qui intéresse le niveau primaire. On parle manuel numérique ? On évoque le bienfait pour l'allègement des cartables, un problème qui concerne avant tout les collégiens et on met moins en avant les avantages pédagogiques... etc.

Et pourtant, le premier degré, ce sont 6 666 100 élèves à la rentrée 2011 tandis que le secondaire se partage 5 385 000 élèves (3 256 650 collégiens  et 2 128 350 lycéens) (source http://www.education.gouv.fr/cid195/les-chiffres-cles.html )

 

Oserai-je évoquer une quatrième raison qui veut que plus l'âge des enfants est faible, moins on prend le niveau pédagogique au sérieux ? Sans l'affirmer catégoriquement, il est tout de même intéressant de se poser la question...

Alors à quand une vraie prise en compte de la réalité des TICE dans les écoles et une vraie volonté d'organiser les moyens d'y remédier ?

Utiliser twitter en CP : témoignage de Jean-Roch Masson

Entrer dans la lecture par l'écriture et le micro-blogging, c'est l'expérience de Jean-Roch Masson, mise en place en septembre 2010.

Jean-Roch Masson est lauréat du Forum européen Partners in Learning, organisé par Microsoft à Moscou, catégorie "Choix des enseignants", il enseigne depuis 10 ans en CP.


Il s'est volontiers prêté au jeu de l'interview, tout comme Stéphanie de Vanssay, maitresse E.

Il nous décrit ce qui l'a amené à utiliser twitter dans sa pratique de classe, mais surtout, l'organisation pédagogique qu'il a mise en place, les bonnes surprises qu'il a rencontrées. Un premier pas pour faire de même...

  Quand on pense réseau social, on pense Facebook. Et pourtant, il semble que Twitter soit le réseau le plus utilisé dans le cadre scolaire ? Est-ce bien le cas et pourquoi, à votre avis ?

Je manque de recul pour répondre à cette question mais il semble que oui. Sans doute parce que Facebook correspond davantage à la sphère privée tandis que Twitter relève de la sphère publique. De ce fait, c’est un réseau intéressant pédagogiquement car il permet

Quels modèles économiques pour les manuels numériques ?

Rencontres de l’ORME2.11

24 mars 2011

Les éditeurs scolaires se sont lancés dans l'aventure des manuels numériques depuis quelques temps mais avec quelques réticences. Il faut dire que le mot aventure semble particulèrement, en ce qui les concerne, de circonstance. Partagés entre envie d'innover pédagogiquement et peur de se "tirer une balle dans le pied", les éditeurs hésitent... 
Les maisons d'édition scolaires « classiques », que l’on connait bien et qui vendent du papier, Nathan et Belin, étaient représentés lors de cette conférence, respectivement par Françoise Fougeron (directrice Nathan éducation) et Sébastien Leplaideur (directeur développement numérique chez Belin, éditeur, notamment du Lib').   


 

Les 2 maisons ont évoqué l’investissement colossal que représente le développement d’un manuel numérique et l’impossibilité, pour l’instant, d’être rentable. En effet, l’arrivée du numérique a changé grandement la donne chez les éditeurs : le manuel scolaire numérique n’est plus vraiment un objet mais

Stephanie de Vanssay, maitre E depuis 9 ans, et férue de nouvelles technologies et des réseaux sociaux s'est prêtée au jeu de l'interview.

Bonjour Stéphanie de Vanssay, vous êtes professeur des écoles depuis 1995. Quelle est votre expérience personnelle et professionnelle des réseaux sociaux ? Que vous ont-ils apporté dans votre vie professionnelle et personnelle ?

Bonjour, je suis présente sur les réseaux sociaux depuis deux ans pour Facebook et depuis un an pour Twitter. Ma présence sur ces réseaux est essentiellement professionnelle, ils me permettent d’échanger avec d’autres enseignants et de faire une veille pour me tenir au courant de ce qui se passe dans le monde de l’enseignement. C’est aussi et surtout un moyen



Je serai présente au salon de l'ORME Multimedia 2011 les 23 et 24 mars prochains.
C'est l'occasion de nous rencontrer : nous pouvons prendre RV via le formulaire de contact.

A bientôt.

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